Éditorial

Une longue absence

2020 avait bien démarré, une Semaine des Afriques plutôt réussie avec un plus pour MC2a dans ses tâches au coeur de l’IdAF, lors de la folle journée de «La rue des mouches » du 30 janvier.

Partis en Afrique dans la foulée, 13 d’entre nous avions répondu au projet « Avoir 30 ans au Bénin » et vécu des rencontres constructives, sensibles, parfois inoubliables, auprès d’artistes, acteurs culturels africains à Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Ouidah, Lomé …Puis retour à Bordeaux début mars pour un nouvel élan, projet de résidence de Claire Soubrier à Douala, ateliers avec des réfugiés oeuvres d’art au Grand Parc… lorsque patatras le plafond s’écroule, Corona dans les bronches, nous voilà confinés jusqu’à « pas de jour! » ….fin mars….15 avril…mi-mai…???

Dès lors, pour nous, comme pour tous, la situation est devenue extrêmement critique. Partout, de Bordeaux à Johannesburg, nous sommes saisis de questions et de compassion pour les êtres qui nous sont chers, nos familles, nos amis africains que nous venons de quitter, les artistes de partout.

Notre lieu de travail, l’annexe b, condamné à fermer, nous voilà confinés. Loin des artistes, de nos partenaires, des lieux de nos actions, notre petite équipe atomisée, nos adhérents au vert….Très vite une dynamique se met en place, le réseau s’organise, téléphone, mails…la cohésion, la solidarité, fonctionnent à tous les échelons. Soyons reconnaissant aux pouvoirs publics (Ville, Département, Région, État) s’engageant à garantir la protection des travailleurs de la culture, soutenir les artistes.

Confinement oblige ne signifie pas repliement. Tissons une autre toile dans nos relations, dans notre rapport au monde, faisons migrer nos pensées, nos consciences citoyennes, nos espoirs.

Travaillons, à comprendre d’abord et agir demain…..demain ?