Yannick Lavigne: Nationale 10 / « Eldorado »

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Avant de partir sur les routes d’Aquitaine, MC2a expose du 1er au 30 avril les photographies de Yannick Lavigne, plasticien-photographe aérien, dans le cadre du 20ème parcours d’Itinéraires des Photographes Voyageurs.

Un temps d’errance sur la « Nationale 10 » : des jardins ouvriers des Landes aux amas de bois laissés par  la tempête Claus, c’est aussi envisager d’autres trajectoires, d’autres perspectives et visions du territoire.

La route Nationale 10 fut, et reste, cette route incontournable de migrations venues du sud. Née à Amsterdam, elle traverse l’Aquitaine et termine sa course à Tanger. Témoin de joies et drames partagés, elle est, aujourd’hui, sujet de propositions artistiques initiées par MIGRATIONS CULTURELLES aquitaine afriques, réunies sous le titre NATIONALE 10.

En 2011, La 10 est visitée par la série « ELDORADO », curieuses voitures de Freddy Mutombo. Mises en scène sur, et autour de la Nationale 10, elle sont photographiées par Yannick Lavigne, artiste-plasticien aérien: «  »Eldorado » est une aventure partagée à l’initiative de MC2a. Les « autos » de Freddy Mutumbo, artiste congolais, sont le fil d’un enregistrement qui traverse une géographie. Nous sommes de part et d’autre de la route nationale 10, chemin de voyage, d’espoir et de rencontres. Vu de haut, à la distance proposée, la brillance des couleurs s’ajoute au paysage. France location Le regard impose un genre d’optimisme qui devient si précieux. C’est ce qu’il s’agit ici, précisément, de partager. » Yannick LAVIGNE – janvier 2011

SA DÉMARCHE:

Yannick Lavigne – Plasticien photographe aérien est aussi professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux:

« Ce que je souhaite partager en complicité c’est une simplification géométrique des événements qui accorde tant de place à la verticale et à l’horizontale. Visibles ou invisibles ce sont des éléments qui définissent notre condition. Ils traversent l’architecture, la sculpture, le monde. Ils sont devenus les préalables du cadrage photographique.

Lorsque j’évoque cette question je pense à l’intérêt qu’avait marqué Gilles Deleuze pour les sports de glisse. Le surfeur dans son aisance combine l’équilibre vertical (gravité) avec son déplacement horizontal (propulsion). J’ai rencontré cette exigence au cours de mon apprentissage du pilotage et c’est elle aussi que je mets en œuvre dans mes prises de vue. Il s’agit de faire des glissades.

Même devenue marchandise je reste sensible à l’émotion. Je recherche l’exactitude et trimbale une grammaire, elle filtre mes intuitions. Passer d’un temps à un autre, avec la lucidité qu’inventent les obstacles, requiert une visée rétrospective qui caractérise l’intelligence de son histoire. Je m’appuie sur la perception d’une accélération liée à l’addition des actualités traversées, celle des doutes et des luttes, des engagements et des renoncements.

L’ensemble se contracte et s’efface avec l’aisance et l’autorité que permet la mémoire appareillée des technologies les plus récentes. Des territoires disparaissent en même temps que de nouveaux se créent au rythme de générations successives. Je cherche un équilibre… à tenir sur la planche. » Yannick LAVIGNE

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